Chimie


C’est quoi la chimie dans ta tête ?
Tu mélanges le sexe et les dettes,
les jours de deuil et les fêtes,
envie de bien faire et ne rien faire,
c’est quoi la chimie dans ta tête ?

Metro_2


Comme une cuillère tournant dans un pot vide, je parcours cette poudrière sous ces néons livides, bienvenue dans la fourmilière !


Chaque jour, je sens impérieusement ou confusément que j’ai quelque chose à découvrir, à entreprendre, à améliorer, c’est l’irrésistible persistance de la création.

Le goût de l’univers


L’univers aurait bel et bien une «odeur» de rhum et un «goût» de framboise, découverte par radiostélécopie au centre de notre univers le formiate d’éthyle est la molécule à l’origine de l’odeur du rhum et du goût de la framboise, preuve d’une présence divine ? Ochun ?

Tristes Tropiques !


Allongé sur la plage, je regarde l’horizon,
indolence et couleurs à l’unisson,
la carte postale s’offre comme une exhibition,
banal mirage ou illusion ?
Et puis rapidement, apparaissent dans mon champ de vision
des t-shirts idiots, coiffés de casquettes à la con,
tatoués comme des footballeurs sous les néons
serviettes en formation,
comme au tir aux pigeons,
les loisirs en location,
fin de l’hibernation,
Et au fond de la plage,
sortant d’une paillote,
de puissantes enceintes jouent…
une Chill-out de merde !

Je reste dans cette position,
alternant la vision de mes orteils,
avec celle de cet échantillon,
d’humains dorés au soleil.
J’observe le vestiaire de ces «Robinson»,
code vestimentaire tendance coléoptère.
Se met alors en place une rotation,
essayer de capter la lumière,
s’offrir aux rayons
mortels de la stratosphère.
Sous les gifles du soleil,
les corps deviennent miroir
et se «mieeelllll».
De mes lunettes noires,
je savoure pêle-mêle,
les paillettes ivoires,
de salinité charnelle,
mélangeant rôtissoire
et péché véniel.
Et au fond de la plage,
sortant d’une paillote,
de puissantes enceintes jouent…
une Chill-out de merde !

Pont :
Et tout à coup,
au beau milieu de cet endroit,
une odeur de crème solaire,
me conduit tout droit,
vers une vision singulière
soulignée en gras.
Je jure alors que pour ma réincarnation,
je veux sans mystère,
ni panda, ni papillon, ni lion,
me changer en crème solaire,
en spray, en bombe, en lotion,
particules sans frontière,
en douce friction
se jouant des barrières
en tissu, en soie ou en coton,
sous les brassières,
sur les peaux sans distinction,
évitant la matière,
se glissant sur tous les fronts,
un bonheur libertaire,
n’acceptant pour relation,
que l’épider-m.

Cela pourrait être n’importe quelle plage,
de n’importe quel continent,
n’importe quel mixage,
mais c’est juste un arrondissement
du village global.
Comme des enfants construisant un château de sable,
ils parlent toutes les langues, mais ne respectent que dalle,

Et puis, il y a ceux qui font tourner la boutique,
discrets, souriants et authentiques,
aimables avec les concentriques,
fatalistes et angéliques,
hospitaliers avec charité.
Infatigable ! marchands de sable,
ils proposent leurs produits aux chalands
tolérants et aimables,
comme des nurses avec des patients,

Tristes Tropiques !

furieux zombie


Il part de bon matin comme un furieux zombie, comme un valeureux chien affamé, humilié par la fatalité qui l’oblige à se lever, aimant tellement son boulot que lui viennent instantanément des idées de suicide.

Lucide


Arrêté à ce carrefour, au volant de son véhicule, numéro 1.59.12.75 vient de se rendre compte qu’il n’existait pas et alors que le croisement est plein, il enfonce violemment l’accélérateur mettant un terme à cette illusion.

« Caguer »


P’tits chefs de l’administration,
banques et relations,
foutus verrues de la nation,
je rêve de « caguer » sur vos bureaux.

Stars de la communication,
coopération et domination,
représentant du marathon,
je rêve de « caguer » sur vos bureaux.